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Observatoire / Observatoire des marchés

Le marché des services de télécommunications en France au 1er trimestre 2007

Dernière mise à jour le 30 juillet 2007
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Introduction

Le revenu des opérateurs de communications électronique s’élève au premier trimestre 2007 à 10,3 milliards d’euros sur le marché du client final et à 2,0 milliards d’euros sur le marché intermédiaire.

Le marché des communications électroniques proprement dit, c’est à dire hors revenu des services annexes (vente et location de terminaux, annuaires, publicité, hébergement et gestion de centre d’appels…), représente 9,6 milliards d’euros sur le marché du client final au premier trimestre 2007. Il enregistre une progression de 1,8% sur un an.

Le volume de trafic des services de téléphonie (fixe et mobile) est de 52,1 milliards de minutes au premier trimestre 2007, ce qui constitue une croissance de 1,8% sur un an.

Services fixes (téléphonie fixe et Internet)

Le nombre d’abonnements au service téléphonique fixe atteint 38,7 millions à la fin du premier trimestre 2007, soit une progression de 4,0% sur un an.

Les abonnements aux services de téléphonie sur large bande (IP DSL et IP sur câble) avec 7,8 millions, représentent désormais 20% des abonnements téléphoniques contre 11% un an auparavant. Leur accroissement très rapide (+3,6 millions sur un an) résulte, pour partie, d’une substitution aux abonnements téléphoniques " classiques " sur des accès bas débit (-2,2 millions sur un an), liée au succès toujours croissant du dégroupage total (2,6 millions de lignes à la fin du premier trimestre 2007 soit +170,6% sur un an) et à la montée en puissance des offres de gros de type " ADSL nu " dans les zones non dégroupées. Ceci se traduit aussi par un accroissement des demandes de conservation des numéros par les clients qui changent d’opérateurs. Au premier trimestre 2007, 750 000 numéros fixes ont ainsi été "portés" d’un opérateur vers un autre.

Au bilan, il apparaît que 77% des lignes fixes supportent uniquement l’abonnement classique sur RTC (contre 88% il y a un an), 10% des lignes supportent un abonnement téléphonique sur IP uniquement, enfin 13% des lignes supportent simultanément deux abonnements à un service de téléphonie, un abonnement "classique" sur le RTC et un abonnement à un service de voix sur IP (issues d’offres de dégroupage partiel ou de bitstream).

Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe continue de diminuer, avec une baisse de 4,1% au premier trimestre 2007. Le revenu lié à l’abonnement téléphonique RTC progresse de 5,6% sur un an en raison de la hausse du tarif au 1er juillet 2006, qui fait plus que compenser l’érosion du nombre d’abonnements téléphoniques RTC. Le revenu des communications téléphoniques baisse de 13,0% sur un an.

Le trafic au départ des postes fixes accuse un léger recul sur un an. Le volume des communications sur IP représente à présent près de 27% de ce trafic, contre 14% un an plus tôt. La croissance du volume est particulièrement élevée pour les communications internationales en IP, de sorte que 40% des communications vers l’international depuis un poste fixe sont désormais émises en IP, contre 15% il y a un an.

Le nombre d’abonnements à Internet progresse de 4,5% au cours du premier trimestre 2007 et de près de 15% sur un an. Parmi les 15,9 millions d’accès Internet fin mars 2007, près de 90% sont des accès haut débit, dont une très grande majorité basés sur la technologie DSL. La croissance du haut débit est toujours vive : +30,6% sur un an, ce qui représente plus de trois millions de clients supplémentaires sur cette période. Corrélativement, le haut débit représente, avec 948 millions d’euros, 87,3% du revenu total généré par Internet.

Le nombre d’abonnements à un service de télévision sur xDSL atteint 3,3 millions à la fin du premier trimestre 2007 et a plus que doublé en un an.

Téléphonie mobile

Le nombre de clients de la téléphonie mobile en France atteint 52 millions à la fin du premier trimestre 2007 dont les deux tiers sur des formules forfaitaires. La croissance du parc de téléphonie mobile reste soutenue au premier trimestre 2007 (+7,1% sur un an).

Le revenu des services mobiles augmente de 5,2% sur un an, pour atteindre 4,3 milliards d’euros au premier trimestre 2007. Le tassement de croissance observé au cours de l’année 2006 se confirme.

La plus forte croissance du parc d’abonnés, au regard de celle du revenu total, se traduit par un repli de la facture mensuelle moyenne par client mobile (hors services à valeur ajoutée et services de renseignements) : à 27,6 euros au premier trimestre 2007, elle diminue de 1,9% sur un an.

Le revenu lié aux services de données (messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et aux services multimédia) continue d’être nettement plus dynamique que le revenu issu des communications mobiles (+13,5% sur un an versus +3,9%). Cependant, avec 621 millions d’euros au premier trimestre 2007 contre 3,7 milliards d’euros pour les communications, les services de données sont encore en deçà de 15% du revenu total et leur part n’augmente que lentement.

Le volume de trafic de la téléphonie mobile a connu une croissance forte durant l’année 2006 avec des taux de +15% sur un an. Le premier trimestre 2007 marque un net ralentissement avec une croissance sur un an de seulement +8,6%. Le ralentissement relève essentiellement du trafic "on-net" des opérateurs mobiles. Celui-ci, qui était en forte croissance depuis plusieurs années sur un rythme annuel de 20 à 30%, ne progresse que de 8,2% sur un an au premier trimestre 2007.

Le marché de la messagerie interpersonnelle demeure très dynamique avec près de 4,5 milliards de SMS émis au premier trimestre 2007 et une croissance de +20,3% sur un an. En moyenne, cela correspond à 28,3 SMS émis par client et par mois, soit 3 messages de plus qu’il y a un an. Les clients ayant un abonnement forfaitaire envoient près de deux fois plus de SMS que les clients ayant une carte prépayée (respectivement 33,8 et 18 messages).

Services de renseignements

Après un très net recul du nombre d’appels (-22% sur le trimestre) à la fermeture des anciens numéros de services de renseignements (le 3 avril 2006), le marché des services de renseignements est resté sur une tendance baissière durant l’année 2006. Au premier trimestre 2007, 36 millions d’appels ont été émis contre 38 millions au quatrième trimestre 2006. Deux tiers des appels émanent des clients des opérateurs mobiles.

Le revenu des services de renseignements s’est stabilisé depuis le deuxième trimestre 2006 et s’élève à 38 millions d’euros au premier trimestre 2007.

Note : D’éventuelles révisions des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis.

1. Le marché des communications électroniques

1.1 Le marché des clients finals

Le revenu des services de communications électroniques vendus par les opérateurs sur le marché final s’élève à 9,6 milliards d’euros au premier trimestre 2007.

Les services vendus sur les réseaux fixes (téléphonie fixe et Internet) représentent 3,9 milliards d’euros au premier trimestre 2007, en croissance de 2,4% sur un an. Cette croissance est portée par le développement continu et rapide des services Internet.

Le taux de croissance annuel du revenu Internet se maintient à un niveau supérieur à 20 % depuis près de deux ans (+24,1% sur un an au premier trimestre 2007). Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe connaît au contraire un recul régulier depuis plusieurs années (-4,1% sur un an au premier trimestre 2007).

Le revenu des services mobiles, qui représente, avec 4,3 milliards d’euros au premier trimestre 2007, près de 45% de l’ensemble du revenu des services de communications électroniques, reste nettement orienté à la hausse. Cependant, celle-ci tend à se ralentir depuis le début de l’année 2006 (+5,2% sur un an au premier trimestre 2007).

L’ensemble du volume des services "voix" (téléphonie fixe et mobile) représente 52 milliards de minutes. Il a augmenté de 1,8% sur un an au premier trimestre 2007 contre des taux de 6 à 8% en 2006. La faiblesse de la croissance du volume des communications mobiles au premier trimestre explique cette inflexion.

Le trafic voix au départ des réseaux fixes est globalement stabilisé grâce à l’apport des volumes de la téléphonie sur IP comme le montre la série corrigée des variations saisonnières. En données brutes, il diminue de 3,6% sur un an au premier trimestre 2007.

Le volume des communications au départ des mobiles croit de 8,6% au premier trimestre 2007. C’est un rythme nettement ralenti par rapport à la forte croissance relevée tout au long de l’année 2006 (environ +15%).

La croissance du nombre de SMS interpersonnels demeure vive (+21% sur un an au premier trimestre 2007).

1.2 Le marché intermédiaire (services d'interconnexion / marchés de gros)

1.2.1 Le marché total

Du côté des opérateurs de réseaux fixes, le revenu a globalement augmenté de 4,4% sur un an, soutenu par une hausse de 30,4% des prestations de gros d’accès au haut débit (dégroupage, bitstream ou prestations équivalentes). Ces dernières représentent désormais le tiers des revenus du marché intermédiaire des opérateurs fixes contre le quart un an plus tôt.

La baisse du revenu des opérateurs mobiles sur le marché intermédiaire (-6,3% sur un an) est liée à la baisse du tarif des terminaisons d’appel : de 21% pour Orange France et SFR et de 18% pour Bouygues au 1er janvier 2007 pour la terminaison d’appel voix et de 30% en septembre 2006 pour la terminaison d’appel SMS. Le trafic mesuré en minutes a progressé de 22,5% sur un an.

Notes :
- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne sont pas établis sur les mêmes périmètres, ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement ainsi que des prestations entre opérateurs).
- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion. En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses entre deux trimestres.
- L’attention du lecteur est attirée sur le fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs fixes.
- Les prestations de gros d’accès haut débit comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du " bitstream" ou équivalentes au bitstream.

Le nombre de lignes dégroupées atteint 4,4 millions à la fin du premier trimestre 2007. Près de 60% des lignes dégroupées, soit 2,6 millions, correspondent à des lignes totalement dégroupées.

Alors que le nombre de lignes en dégroupage partiel décline depuis le début de l’année 2006, le développement du dégroupage total est très rapide avec 170,6% de croissance sur un an, soit 1,6 million de lignes supplémentaires. Une partie de cette croissance provient de lignes partiellement dégroupées, converties en ligne totalement dégroupées.

1.2.2 Interconnexion internationale entrante

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Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles

Note : Le roaming-in correspond à la prise en charge par un opérateur mobile français des appels reçus et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers. Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier pas à un tarif facturé au client.

____________________________
Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

2. Les différents segments de marché

2.1 La téléphonie fixe

2.1.1 L'accès, les abonnements et les lignes fixes

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique progresse de 4,0% sur un an grâce à l’essor des offres de téléphonie sur IP. Elles représentent 20% des 38,7 millions d’abonnements, soit 7,8 millions, cette proportion n’était que de 11% il y a un an. Certaines de ces offres de voix sur large bande (issues du dégroupage total et des offres de type " ADSL nu ") viennent se substituer à un abonnement au service téléphonique "classique" existant, d’autres (issues du dégroupage partiel et du "bitstream" hors ADSL nu) s’y ajoutent. Ainsi 13% des lignes supportent deux abonnements au service téléphonique à la fin du 1er trimestre 2007. Le nombre d’accès bas débit sur des lignes analogiques ou numériques ou sur le câble (30,8 millions à la fin du trimestre) a diminué de plus de 2 millions par rapport au 1er trimestre 2006.

Deux nouveaux indicateurs sont publiés à partir du premier trimestre 2007 :
- le nombre d’abonnements à un service de voix en accès IP sur des lignes xDSL sans abonnement RTC, c’est à dire sur des lignes dont les fréquences basses ne sont pas utilisées comme support à un service de voix (ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif). En pratique, ces abonnements correspondent à des lignes en dégroupage total, en " ADSL nu " ou équivalent. Leur nombre s’élève à 3,1 millions à la fin du premier trimestre 2007.
- le nombre d’abonnements en voix commutée pour lesquels les frais d’accès sont facturés au client par un opérateur alternatif. Ces abonnements sont issus de la vente en gros de l’abonnement (VGA), offre relevant du marché intermédiaire entre opérateurs. Cette offre concerne 76 000 abonnements sur le marché de détail à la fin du premier trimestre 2007.

Précisions relatives aux indicateurs du service téléphonique sur IP

Sur la terminologie employée :

Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la présente publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le support (IP DSL principalement, mais aussi IP sur câble) et la voix sur Internet lorsque les opérateurs sont déclarés auprès de l'ARCEP.

L’ARCEP a désigné par "voix sur large bande" les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau d’accès à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit ; et par "voix sur Internet" les services de communications vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les fournit.

Les communications au départ des services de voix sur IP comptabilisées dans l’ Observatoire correspondent à des services offerts au niveau de l’accès. Ces indicateurs ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole IP uniquement sur le cœur de réseau.

Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs non déclarés offrant des services de voix sur Internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent pas dans le champ de l’enquête.

Sur le revenu pris en compte :

L’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

Le volume de numéros portés s’est considérablement accru depuis deux trimestres, passant de 400 000 numéros environ à 750 000 numéros portés par trimestre. La forte croissance du dégroupage total et des offres "ADSL nu" est à l’origine de l’augmentation du nombre de numéros portés.

Le reflux des offres basées sur la sélection du transporteur, fortement concurrencées par les offres de téléphonie sur IP, se confirme. Les offres de sélection appel par appel sont en forte diminution et ne concernent plus que 1,4 million de clients à la fin du premier trimestre 2007.

Les abonnements à la présélection (5,1 millions à la fin du premier trimestre 2007) sont également en baisse depuis début 2006. La baisse est plus prononcée au premier trimestre 2007 (-7,9% sur un an).

Note : le parc de sélection appel par appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.

Le revenu de l’accès est, avec 1,5 milliard d’euros au premier trimestre 2007, en augmentation de 5,6% sur un an.

Cette évolution à la hausse du revenu de l’accès résulte principalement de la hausse de 7,2% du tarif de l’abonnement téléphonique mensuel de France Télécom à partir du 1er juillet 2006, qui compense partiellement l’effet de la baisse du nombre d’abonnements sur lignes analogiques ou numériques.

Note : les revenus de l’accès comprennent outre les revenus de l’accès au service téléphonique, les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation du numéro,…).

2.1.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)

Le revenu des communications téléphoniques depuis les lignes fixes diminue de 13% sur un an au premier trimestre 2007 et ne compte plus désormais que pour 43,4% des revenus de la téléphonie fixe.

Cette évolution traduit l’évolution à la baisse des tarifs de détail sur le RTC (baisse du tarif des communications nationales et des communications vers les mobiles), mais aussi le repli du volume de communications (-3,4% sur un an au premier trimestre 2007), ainsi que le mouvement de substitution de la téléphonie classique vers la téléphonie IP (voir note ci-dessous).

Note : le revenu des communications au départ des accès en IP ne couvre que les sommes éventuellement facturées par les opérateurs pour des communications en IP en supplément des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large bande.

Le volume des communications au départ des services de voix sur IP représente au premier trimestre 2007 près de 27% du volume total des communications téléphoniques.

L’augmentation rapide des volumes de téléphonie sur IP (+84,9% sur un an) a permis une quasi-stabilisation du volume total de communications, ainsi qu’il apparaît sur la série corrigée des variations saisonnières récurrentes. La baisse apparente de 3,4% du volume de communications RTC et IP sur un an au premier trimestre 2007 est essentiellement due au volume exceptionnellement élevé du premier trimestre 2006.

Le volume total de communications vers l’international augmente de 27,9% sur un an, grâce à la très forte croissance des appels internationaux émis en IP (de +243,7% sur un an). Désormais, 40% des minutes de communications vers l’international sont au départ d’abonnements IP.

Le volume des communications fixe vers mobiles décroît (-9,4% au premier trimestre 2007). Ce trafic avait connu de fortes croissances annuelles pendant la période allant du quatrième trimestre 2005 au deuxième trimestre 2006 (respectivement +11,4%, +13,0% et +5,3%) qui avaient porté le volume de minutes trimestrielles à 3,2 milliards de minutes. Depuis le troisième trimestre 2006, le trafic a repris son niveau précédent autour de 3 milliards de minutes. Seulement 10% des minutes de communications fixe vers mobiles sont au départ des abonnements IP.

Notes :

  • le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte les communications au départ des téléphones fixes, des publiphones et des cartes prépayées.-
  • les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité

Note :

- l’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, si le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

2.1.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

Le nombre de publiphones en services diminue régulièrement de 5 à 6% par an sur les deux dernières années et de -5,3% au premier trimestre 2007. Le revenu et le volume de trafic des téléphones publics sont également en recul (respectivement de 14,1% et 21,0% sur un an).

2.2 Internet sur réseau fixe

Le nombre d’accès à Internet (haut débit et bas débit) est de 15,9 millions à la fin du premier trimestre 2007 soit une progression de 14,9% sur un an.

Le nombre d’accès haut débit (par la technologie xDSL principalement mais aussi par le câble, la BLR...) progresse de trois millions sur un an (soit +30,6%). Avec 13,7 millions d’accès à la fin du premier trimestre 2007, le haut débit représente désormais 85,8% du total des accès Internet contre 75,5% il y a un an.

La croissance du revenu Internet (+24,1% sur un an) est alimentée par celle du revenu des accès haut débit qui représente au premier trimestre 2007, avec 948 millions d’euros, 87,3% de ce revenu.

L’Internet bas débit décline de façon rapide depuis deux ans. Ce recul touche à la fois le nombre d’abonnements en service, le volume de connexions et le revenu généré par les abonnements bas débit.

Note : un décalage temporel peut exister entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage ou bitstream) et sa mise en service effective sur le marché de détail. Le rapprochement des données relatives à ces différents marchés peut refléter ce décalage.

Note : La rubrique " autres services Internet " correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées à la vente et location de terminaux sont intégrées à la rubrique " vente et location de terminaux des opérateurs fixes et Internet ".

2.3 La télévision

Le nombre d’abonnements à un service de télévision via la technologie xDSL a plus que doublé en un an (+119,7%) et atteint 3,3 millions à la fin du premier trimestre 2007.

Note : Cet indicateur couvre les abonnements "éligibles" à un service de télévision, c’est à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer ce service et ce, quel que soit le nombre de chaînes accessibles et quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type "multiplay" qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus de la télévision (Internet, service de téléphonie).

2.4 La téléphonie mobile

Note : Le champ pris en compte couvre les opérateurs de réseaux, mais aussi les opérateurs mobiles virtuels (dits "MVNO").

2.4.1 Abonnements

Le nombre de clients à un service de téléphonie mobile atteint 52 millions à la fin du premier trimestre 2007, parmi lesquels 34 millions (soit 65,4%) ont choisi de souscrire une formule forfaitaire.

La croissance du nombre de clients de la téléphonie mobile reste élevée avec une progression de 7,1% sur un an au premier trimestre 2007. Ce taux se situe cependant légèrement en retrait par rapport aux taux de croissance annuelle de 7,5 à 8% enregistrés sur les deux dernières années.

Près de 15 millions de clients des opérateurs mobiles ont utilisé les services multimédias des opérateurs mobiles (accès à des services de type "Internet mobiles", envoi de MMS,…) au premier trimestre 2007.

Au cours de l’année 2006, le rythme de croissance annuelle du nombre d’utilisateurs a ralenti progressivement, passant de +30% au premier trimestre à +6,5% au quatrième trimestre. Au premier trimestre 2007, il s’établit à +7,3%. La part du nombre de clients qui utilisent ces services est de 28% et reste stable depuis le quatrième trimestre 2005.

Au cours du premier trimestre 2007, 112 500 numéros mobiles ont été portés d’un opérateur à un autre. La croissance du nombre de numéros portés est de 9,1% par rapport au premier trimestre 2006.

Notes :
- Le parc actif multimédia est défini par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés) qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition), et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ : Métropole et DOM.
- Le nombre de numéros portés est défini comme le nombre de portages effectifs (numéros activés chez l'opérateur receveur) réalisés au cours du trimestre correspondant. Champ : Métropole et DOM.

2.4.2 Revenus et indicateurs de volumes

Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de donnée) atteint 4,3 milliards d’euros au premier trimestre 2007 soit une hausse de 5,2% sur un an.

La tendance au ralentissement de la croissance du revenu des services mobiles se confirme au premier trimestre 2007 ; mesuré sur un an, le taux de progression, qui était de 8 à 10% par trimestre au cours de l’année 2005, se situe autour de 5 à 6% par trimestre depuis le début de l’année 2006.

Le transport de données mobile (revenus de la messagerie interpersonnelle, des services d’accès à l’Internet mobile et des services multimédias) représente 621 millions d’euros au premier trimestre 2006. La croissance du revenu de ces services (+13,5% sur un an) est supérieure à celle de la téléphonie mobile (+3,9% sur un an). Cependant, le transport de données ne représente en valeur que 14,5% de l’ensemble du revenu des services mobiles au premier trimestre 2007. Sa contribution, qui était de 13,4% il y a un an, n’augmente que lentement.

Le volume de trafic au départ des mobiles continue de croître au premier trimestre 2007 mais cette croissance, qui se situait à un niveau beaucoup plus soutenu d’environ 15% durant toute l’année 2006, est en nette décélération au premier trimestre 2007, avec une progression qui n’est que de 8,6% par rapport au premier trimestre 2006.

La série désaisonnalisée marque l’amorce d’un infléchissement au premier trimestre 2007 (qui demande cependant à être confirmé).

Le ralentissement de la croissance du volume de communications concerne principalement le volume des communications échangées avec les mobiles d’un même réseau. L’accroissement de ce volume, qui représente plus de la moitié des communications au départ des mobiles, s’est ralenti durant l’année 2006 (passant de +30,8% à +18,4%) et atteint seulement 8,2% sur un an au premier trimestre 2007.

Le volume des communications mobiles à destination des réseaux mobiles tiers et de l’international progressent nettement avec des croissances respectives de 22,6% et de 20,0% sur un an. Le volume des communications vers les téléphones fixes diminue depuis le début de l’année 2005 (-4,9% sur un an au premier trimestre 2007).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

La communication par l’intermédiaire de messages interpersonnels (SMS et MMS) demeure en forte croissance : 4,4 milliards de messages interpersonnels ont été émis au cours du premier trimestre 2007, soit une augmentation de 20,3% sur un an. La série désaisonnalisée confirme cette tendance.

Les messages "texte" (SMS) comptent pour plus de 98% des messages interpersonnels échangés.

En moyenne, 28,3 SMS sont émis par client et par mois soit 3 messages de plus qu’il y a un an. Un client disposant d’un abonnement forfaitaire envoie en moyenne près du double de SMS qu’un client titulaire d’une carte prépayée (33,8 messages contre 18 messages par mois).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

2.5 Les autres composantes du marché

2.5.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements)

Le revenu des services à valeur ajoutée est, avec 601 millions d’euros au premier trimestre 2007, en recul de 9,9% par rapport à celui du premier trimestre 2006. Ce recul s’applique de façon identique aux services de type "voix et télématique" (Minitel) et aux services de "données".

Le nombre d’appels vers les services à valeur ajoutée est dorénavant suivi par l’Observatoire ; au premier trimestre 2007, 1,2 milliard d’appels ont été émis vers ces services dont 1,1 milliard au départ des postes fixes.

* Ils correspondent à l’ensemble des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée de type "donnée " incluent par exemple : services kiosque "Gallery", services d’alerte, de "chat", services de type météo, jeux télévisés, astrologie, téléchargement de sonneries, etc…

2.5.2 Les services de renseignements

Le revenu des services de renseignements téléphoniques est de 38 millions d’euros au premier trimestre 2007 et baisse de 19,2% sur un an. Toutefois, l’appréciation de cette évolution doit tenir compte du fait que les services de renseignements étaient encore au premier trimestre 2006 dans la période transitoire où coexistaient les anciens numéros de service de renseignements et les nouveaux numéros de type 118xyz.

Le nombre d’appels vers les services de renseignements (36 millions au premier trimestre 2007) est en diminution depuis la disparition définitive des anciens numéros de services de renseignements le 3 avril 2006. La baisse atteint 33,3% sur un an au premier trimestre 2007. Deux tiers des appels émanent des clients des opérateurs mobiles.

Le volume de trafic des appels vers les numéros des services de renseignements représente 65,2 millions de minutes au premier trimestre 2007.

Note : Sont considérés comme services de renseignements : les anciens numéros de renseignements fixe (12, 3200, 3211, 3212) et mobiles (612, 712, 222) en service jusqu’au 3 avril 2006, les nouveaux numéros de type 118xyz en service depuis novembre 2005 et les numéros court donnant accès à des services de renseignement de type annuaire inversé (3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212).

2.5.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)

Note : le revenu des liaisons louées peut comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées les ventes d’opérateur à opérateur. Ces ventes peuvent représenter jusqu’à 29% du total du revenu des liaisons louées.

2.5.4 Les services d'hébergement et de gestion de centres d'appels

.

2.5.5 Les terminaux et équipements

Le revenu des ventes et location de terminaux au premier trimestre 2007 est stable sur un an avec 533 millions d’euros dont 335 millions pour les opérateurs mobiles.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut ici comme dans les publications précédentes les commissions aux distributeurs.

2.6 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle

La facture mensuelle moyenne par ligne fixe est calculée en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de l’accès et des communications téléphoniques et Internet) pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois. (LIRE ENCADRE SUR LA NOTION DE " LIGNE " EN PAGE *)

La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).

Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le nombre de SMS moyen par client, est calculé en divisant le nombre de SMS du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP), pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à un service de téléphonie sur accès IP est calculée en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à la fin du trimestre N-1) / 2]

Précisions relatives aux indicateurs de facture et de volume mensuel moyen

Avec le développement de la voix sur large bande comme " seconde ligne ", le revenu moyen par abonnement perd de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième abonnement au service téléphonique généralement sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant. Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients, la notion de " ligne " est introduite.

Jusqu’en 2004, les termes " ligne " et " abonnement " étaient employés indifféremment pour désigner le nombre de souscriptions au service téléphonique.

Pour la téléphonie sur ligne analogique, un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à 30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.

Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique (en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de " lignes " comme :
- pour les accès numériques : le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires ;
- pour les accès analogique :
les abonnements RTC ;
les abonnements sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;
- pour les abonnements au service téléphonique par le câble, l’abonnement.

En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner, en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations à l’internationale sans facturation supplémentaire. Dès lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le mobile). L’accès à internet et la téléphonie sont de plus en plus indissociables.

La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus pris en compte sont :
- les revenus de l’accès des abonnements et des services supplémentaires ;
- les revenus des communications au départ des postes fixes, y compris le revenu du trafic en IP facturé en suppléments du forfait multiplay ;
- les revenus de l’accès Internet bas débit et de l’accès à Internet haut débit.

Ne sont pas comptabilisés :
- les revenus de la publiphonie et des cartes ;
- les revenus des autres services liés à l’accès à Internet, qui correspondent aux revenus des FAI pour la publicité en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce en ligne ;
- les revenus des services à valeur ajoutés et services de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU, quels sont les différences ?

L’Observatoire des marchés publie des indicateurs de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client pour l’abonnement et les communications (voix et données). Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion (appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux. Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend : les revenus des appels sortants, des services de données, des services à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion). Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.

De même, l’Observatoire publie des indicateurs de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.

Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU. Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur par client.