Un smartphone contient entre 30 et 60 métaux différents, utilisés dans ses composants électroniques, sa batterie, son écran et son châssis. On y trouve des métaux communs comme l’aluminium ou le cuivre, mais aussi des métaux rares, indispensables à ses performances. Chaque élément joue un rôle précis, souvent invisible, mais indispensable au bon fonctionnement de l’appareil. Voici ce que vous devez savoir sur les métaux qui composent votre téléphone.
| Élément clé | Détail |
|---|---|
| Nombre moyen de métaux | Entre 30 et 60 selon les modèles |
| Types de métaux utilisés | Métaux ferreux, non ferreux, terres rares |
| Métaux rares présents | Tantale, néodyme, dysprosium, indium |
| Rôle principal des métaux | Conduction, miniaturisation, résistance |
| Recyclabilité | Partielle, souvent limitée à quelques métaux |
| Origine des matériaux | Afrique, Chine, Amérique du Sud |
| Impacts environnementaux | Pollution, consommation d’eau, émissions de CO₂ |
- La plupart des métaux utilisés dans les smartphones proviennent de régions géopolitiquement sensibles.
- Certains métaux présents dans les téléphones ne sont disponibles qu’en très faibles quantités dans le monde.
- Le recyclage actuel ne permet pas de récupérer tous les métaux utilisés, notamment les terres rares.
- L’extraction de certains métaux a des conséquences sociales lourdes, notamment dans les zones de conflit.
Quels types de métaux sont utilisés dans un smartphone ?
Un smartphone contient trois grandes catégories de métaux : les métaux ferreux, les métaux non ferreux et les terres rares. Chacun a une fonction bien définie.
Les métaux ferreux, comme l’acier ou le nickel, sont utilisés pour leur solidité et leur résistance à l’usure. On les retrouve dans les structures internes et les pièces mobiles.
Les métaux non ferreux, comme le cuivre, l’aluminium et l’étain, assurent principalement la conduction électrique et la dissipation thermique.
Les terres rares regroupent une quinzaine d’éléments chimiques présents en faible quantité mais essentiels pour les composants de haute technologie.
Combien de métaux différents composent un smartphone en moyenne ?

Un smartphone standard contient entre 30 et 60 métaux différents. Ce chiffre varie selon la marque, le modèle et les fonctionnalités embarquées.
Par exemple, un iPhone ou un Samsung Galaxy haut de gamme utilise davantage de métaux complexes qu’un modèle d’entrée de gamme. Cette diversité est liée à la miniaturisation, à la connectivité et aux exigences de performance.
Même un simple circuit imprimé peut contenir à lui seul plus d’une dizaine de métaux, chacun dédié à une fonction précise.
Quels métaux rares retrouve-t-on dans un smartphone ?
On retrouve dans un smartphone plusieurs métaux dits rares ou stratégiques, en raison de leur rareté ou de la difficulté à les extraire.
Voici quelques exemples :
- Le tantale, utilisé dans les condensateurs pour sa stabilité électrique
- Le néodyme, présent dans les aimants des haut-parleurs et moteurs de vibration
- Le dysprosium, qui renforce les aimants permanents
- L’indium, essentiel à la fabrication des écrans tactiles
- Le cobalt, présent dans la batterie lithium-ion
Ces métaux sont indispensables à certaines fonctions clés de l’appareil, mais leur approvisionnement reste fragile.
À quoi servent ces métaux dans les composants internes ?

Chaque métal a un rôle technique bien défini. Le cuivre permet de transporter les signaux électriques. L’or, bien que présent en petite quantité, est utilisé pour ses excellentes propriétés de conduction dans les connecteurs.
Le lithium, le cobalt et le nickel sont essentiels au bon fonctionnement de la batterie. Le silicium, quant à lui, constitue la base des puces électroniques.
Les terres rares interviennent dans les éléments optiques (appareil photo), sonores (haut-parleurs), tactiles (écran) ou encore dans la gestion des vibrations.
Cette diversité permet de combiner miniaturisation, rapidité de traitement et qualité d’affichage.
Quelle est l’origine des métaux présents dans les smartphones ?
Les métaux présents dans les smartphones proviennent de différents continents.
Le cobalt est en grande partie extrait en République démocratique du Congo. Le tantale vient souvent du Rwanda ou du Brésil. Le lithium est majoritairement extrait en Amérique du Sud, notamment en Bolivie, au Chili et en Argentine.
Les terres rares, comme le néodyme ou le dysprosium, sont extraites à plus de 85 % en Chine.
Cette répartition géographique crée une forte dépendance vis-à-vis de certains pays, avec des enjeux géopolitiques majeurs.
Ces métaux sont-ils recyclables ou réutilisables ?

Tous les métaux d’un smartphone ne sont pas recyclés. Les processus actuels permettent de récupérer surtout le cuivre, l’or, le palladium et l’aluminium.
Les terres rares, le tantale ou le lithium sont plus difficiles à extraire en fin de vie car ils sont dispersés en très petites quantités dans des composants miniaturisés.
Le taux de recyclage reste donc faible : selon l’Ademe, moins de 20 % des métaux rares sont effectivement récupérés lors du traitement des déchets électroniques.
Des technologies émergent pour améliorer ces rendements, mais elles restent encore peu déployées.
Quels sont les impacts environnementaux liés à l’extraction de ces métaux ?
L’extraction des métaux nécessaires aux smartphones a un impact environnemental lourd.
Elle mobilise de grandes quantités d’eau, consomme beaucoup d’énergie et génère des déchets toxiques. Certains procédés utilisent des produits chimiques polluants qui contaminent les sols et les nappes phréatiques.
Dans certaines régions, les mines détruisent des écosystèmes entiers et provoquent des déplacements de population.
Le recyclage, bien qu’insuffisant, reste à ce jour l’une des seules solutions pour limiter ces impacts.
Pourquoi utilise-t-on autant de métaux dans un appareil aussi compact ?
Le smartphone concentre en quelques grammes une puissance de calcul, une connectivité et une qualité d’image qui exigent des matériaux spécifiques.
Chaque composant répond à des critères stricts : miniaturisation, efficacité, résistance à la chaleur, réactivité… Ce niveau de performance ne peut être atteint sans cette diversité de métaux.
C’est cette complexité qui rend le smartphone si performant, mais aussi si difficile à recycler.
Je suis une personne communicative et chaleureuse. Les forfaits mobiles n’ont pas de secret pour moi ! J’aime partager ses connaissances et éduquer les lecteurs s sur les dernières avancées technologiques et les besoins individuels en matière de connectivité mobile.