Les Quatre Fantastiques : pourquoi le film floppe aux États-Unis

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Les Quatre Fantastiques

Annoncé comme le grand retour d’une franchise culte et le point de départ d’une nouvelle phase du MCU, le film Les Quatre Fantastiques : Premiers pas peine pourtant à convaincre le public américain. Derrière un démarrage prometteur, le soufflé est vite retombé.

Un lancement trompeur

Avec 117,6 millions de dollars récoltés dès son premier week-end, le film de Matt Shakman semblait bien parti. Il s’agissait même du meilleur démarrage pour un Marvel hors franchise Avengers depuis Black Panther. Mais la réalité s’est vite imposée : une chute de 66 % en deuxième semaine, un essoufflement qui laisse le box-office américain plafonner sous les 200 millions.

Le paradoxe, c’est que les critiques sont globalement positives et qu’aucune concurrence directe ne venait freiner sa progression. Mais le film peine à susciter cet engouement culturel si caractéristique des grandes réussites du MCU.

Ebon Moss Bachrach dans Les quatre fantastiques.
Ebon Moss Bachrach dans Les quatre fantastiques.

Un récit trop isolé pour séduire

La force du MCU a toujours résidé dans son interconnexion : chaque film était une pièce d’un puzzle plus grand, menant à un rendez-vous collectif comme Infinity War. Ici, Premiers pas choisit au contraire l’autonomie, sans lien direct avec les Avengers ou les grands arcs narratifs en cours. Un pari voulu par Kevin Feige, le patron de Marvel Studios, mais qui ne semble pas avoir trouvé son public.

Le spectateur d’aujourd’hui attend plus qu’un film “indépendant” : il veut une direction claire, la promesse d’une continuité, d’un futur événement majeur. Faute de cela, l’enthousiasme s’éteint vite.

La concurrence et le timing

Autre handicap : le film est sorti dans l’ombre du Superman de James Gunn, encensé par la critique et en passe de dépasser les 600 millions de dollars de recettes. Là où DC mise sur une mythologie forte et une relecture audacieuse de ses héros, Marvel semble souffrir d’un déficit d’aura et d’un effet de lassitude.

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Dans l’imaginaire collectif, Superman reste une figure universelle, presque archétypale. Les Quatre Fantastiques, malgré leur statut historique de “première famille” Marvel, peinent à susciter la même identification.

David Corenswet dans Superman
David Corenswet dans Superman

L’effet Disney+ et le désengagement du public

Un autre facteur joue contre le film : sa disponibilité prévue sous 45 jours sur Disney+. Pourquoi payer sa place de cinéma quand on sait qu’on pourra le visionner rapidement chez soi ? Comme le rappelle régulièrement la Motion Picture Association, la fenêtre de diffusion réduit considérablement l’envie de se déplacer.

Cet effet “attente” devient d’autant plus problématique que le public Marvel, habitué à consommer en flux continu, se satisfait désormais d’un visionnage domestique, moins coûteux et plus confortable.

Marvel face à un tournant

L’échec relatif des Quatre Fantastiques ne repose pas uniquement sur sa qualité intrinsèque. Il révèle surtout un modèle en perte de vitesse : le MCU ne peut plus se contenter de capitaliser sur sa marque pour remplir les salles.

Ce film devait marquer une renaissance, il souligne au contraire les limites d’une formule qui s’essouffle. Pour retrouver son souffle, Marvel devra proposer plus qu’un spectacle bien exécuté : une véritable vision d’ensemble, capable de rallumer la flamme des spectateurs.

Car à Hollywood, la plus grande menace n’est pas la critique… mais l’indifférence.

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