Un spam, c’est tout message numérique non sollicité envoyé en masse. Vous n’avez pas demandé à le recevoir, vous ne connaissez pas l’expéditeur, et il vise soit à vous vendre quelque chose, soit à vous escroquer. En français, on parle aussi de courriel indésirable ou de pourriel pour les emails. Juridiquement en France, tout message électronique de prospection envoyé sans consentement préalable peut être qualifié de spam.
Trois critères définissent un spam : le message est non demandé (pas d’opt-in de votre part), il est envoyé en grande quantité à de nombreux destinataires, et son contenu est publicitaire, promotionnel ou frauduleux. Un seul de ces critères ne suffit pas : c’est la combinaison des trois qui caractérise le spam.
Voici les différentes formes de spam et ce qu’elles visent :
| Type de spam | Exemples concrets | Objectif principal |
|---|---|---|
| Pubs, phishing, newsletters non souhaitées, malspam | Vendre, escroquer, infecter | |
| SMS | Offres douteuses, liens malveillants, faux colis | Voler des données, arnaquer |
| Appel téléphonique | Robots vocaux, démarchage agressif | Vendre, escroquer |
| Réseaux sociaux | DM automatisés, invitations forcées, messages en chaîne | Collecter des données, propager |
Face à un spam : les bons réflexes
Trois règles simples qui suffisent dans 95 % des situations.
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Ne cliquez pas
Jamais sur un lien ou une pièce jointe d’un expéditeur inconnu ou douteux, même si le message semble urgent.
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Marquez comme spam
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Ne répondez pas
Répondre confirme que votre adresse ou numéro est actif : vous risquez de recevoir encore plus de spams.
Quels sont les différents types de spam ?
Le spam ne se limite pas aux emails publicitaires agaçants. Le terme couvre aujourd’hui un spectre bien plus large de communications non sollicitées, avec des niveaux de dangerosité très variables.
Le spam email : le plus répandu
C’est la forme la plus ancienne et la plus massive. On distingue plusieurs catégories : les spams publicitaires (newsletters non souscrites, promotions en masse), les spams de phishing (emails qui imitent une banque, un service public ou une entreprise pour voler vos identifiants), et le malspam, la forme la plus dangereuse, qui contient des pièces jointes ou des liens infectés conçus pour installer un ransomware, un trojan ou un autre logiciel malveillant sur votre appareil.
Le spam SMS et téléphonique
Les SMS non sollicités reprennent souvent les mêmes scénarios que les emails de phishing : faux avis de colis, faux remboursements, alertes bancaires frauduleuses. Les appels de robots et le démarchage téléphonique agressif entrent également dans cette catégorie, avec des campagnes envoyées à des millions de numéros simultanément.
Le spam sur les réseaux sociaux et messageries
DM automatisés sur Instagram ou Twitter, invitations forcées à des groupes, messages en chaîne sur WhatsApp : les plateformes sociales sont devenues un terrain fertile pour le spam. Ces messages visent souvent à collecter des données personnelles, à propager des contenus frauduleux ou à gonfler artificiellement des audiences.
Protégez-vous contre les différentes formes de spam et messages frauduleux :
À quoi servent les spams pour ceux qui les envoient ?
Derrière chaque spam se cache un objectif précis. Le plus courant reste la vente de produits ou services via des méthodes publicitaires non consenties, souvent liées à des arnaques commerciales ou de l’affiliation frauduleuse. Vient ensuite le vol de données personnelles via le phishing : identifiants, mots de passe, coordonnées bancaires, numéros de sécurité sociale.
La troisième grande catégorie est la diffusion de malwares : un simple clic sur une pièce jointe infectée peut suffire à compromettre tout un système informatique. Enfin, certaines campagnes de spam servent à la propagande ou à la désinformation, en diffusant massivement des contenus manipulateurs auprès de larges audiences.
Spam nuisible ou spam nocif : quelle différence ?
Tous les spams ne sont pas aussi dangereux, et il est utile de distinguer deux grandes catégories. Le spam nuisible regroupe les messages publicitaires ou marketing non sollicités : agaçants et illégaux sans consentement, mais sans risque direct pour votre sécurité informatique. Le malspam, ou spam nocif, est une catégorie bien plus sérieuse : ces messages tentent activement d’installer un logiciel malveillant, de voler vos données ou de vous escroquer financièrement.
En pratique, traitez tout message non sollicité envoyé en masse comme un spam, même s’il provient d’une vraie entreprise. L’absence de consentement préalable de votre part suffit à le qualifier comme tel, et la loi française vous donne raison.
Un spam, c’est simple à identifier : non demandé, envoyé en masse, à visée publicitaire ou frauduleuse. Ne cliquez pas, marquez comme spam, ne répondez pas. Ces trois réflexes suffisent à vous protéger dans la grande majorité des situations.